Ambiance feutrée pour le saxophoniste Michel Devillers dimanche soir, à l'Ecume,
un public enthousiaste et attentif a plongé dans l'univers du saxophoniste de talent.
Profitant de son séjour groisillon, l'artiste Michel Devillers a offert un concert, dimanche soir,
à l'Ecume des Jours. Seul sur la scène improvisée de la librairie, il a joué du sax ténor et soprane
pour interpréter des titres de son album « Saxachronismes ». Un CD réunissant des musiques
réalisées entre 1999 et 2007, ainsi que quelques standards de jazz, accompagné d'une bande-son.
Ce soir-là, le morceau le plus apprécié a sans doute été Thalassa, figurant sur son dernier opus.
« J'ai débuté le concert avec Les couloirs de Pigalle et j'ai terminé en chantant Automn leaves »,
indique le saxophoniste, qui après le conservatoire a travaillé avec les plus grands, alternant
classique et contemporain.
Et selon le public, composé d'une bonne trentaine de personnes, la chanson Les feuilles mortes
a apporté un côté insolite et émouvant à la prestation, dans l'atmosphère toujours aussi
chaleureuse de l'Ecume.
Si l'on veut qualifier l'interprétation de l'artiste, on peut parler d'un jeu sensuel, grâce au son chaud
de son instrument et à son improvisation inventive.
Lorsqu'on lui demande de se présenter, il a cette très belle phrase :
« Saxophoniste et libertin de la musique, j'ai multiplié les rencontres et joué avec des artistes
de tout genre. J'aime mêler et entremêler les époques et les cultures, faire se croiser, se superposer,
s'accoupler et se fondre les différences en une tentative harmonieuse de fusions éphémères. »
Une phrase mise en exergue sur la page d'accueil de son site, où l'on peut retrouver l'actualité
du musicien : http://www.micheldevillers.fr, à côté d'une pensée de Franck Zappa,
définissant joliment tout un univers : « La musique est la décoration de l'espace temps ».